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Midi.
Nous sommes cette fois-ci à l'auberge de la Gerbe Rouge, d'où l’on est d'ailleurs en train de retirer le corps d'un guerrier nain qui a tenté de nous tuer. Il a presque réussi avec Imoen, et sans la bénédiction d'Ilmater, elle serait probablement morte à l'heure qu'il est. Ce guerrier avait sur lui le même avis de recherche que ce mage à Brasamical.
Nous étions partis vers six heures par la route du sud, mais nous avons croisé et massacré deux ogrillons qui festoyaient sur les restes d'un malheureux petit-homme. Nous avons trouvé un message que l'un des deux ogrillons avait sur lui, apparemment, le petit homme était un messager. La destinataire – Mirianne – habitant à Béregost, il nous a paru naturel de revenir sur nos pas. Je n'en suis pas fâché, car une fois trouvée Mirianne, et remis le message, elle me remit un anneau dont elle m'assura qu'il était enchanté. Imoen m'a un peu chambré parce qu'elle trouve que je porte cet anneau avec un peu trop d'enthousiasme.
Nous repartons tout de suite après la collation de midi, car comme disait Winthrop, les repas, c'est sacré.
Vingt-trois heures, ou dans ces eaux-là.
La route a été agitée. On a failli se faire arrêter par un crétin (pas d'autre mot qui me vienne à l'esprit) de mercenaire du Poing Enflammé, qui nous a pris pour des bandits. Il a fallu le raisonner et lui expliquer calmement que de vrais bandits attaqueraient quelque chose.
La route est plus sinueuse et les pentes rudes. Nous dormons sur les ruines d'un camp de bandits hobgobelins. Jaheira a dû se retirer une flèche de l'épaule, mais heureusement elle n'était pas empoisonnée. C'est mon tour de garde, et dès que j'ai terminé d'écrire ces lignes, je vais compter les étoiles jusqu'à ce que Khalid me relève. Où sont les féministes quand il s'agit des tours de garde ?
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